L’art précolombien d’Éric Bouvet par S. Cabrejos

L’art précolombien d’Éric Bouvet par S. Cabrejos

12 novembre 2014 Non Par admin

L’art précolombien d’Éric Bouvet

 

Bonjour Éric, ta vocation artistique démarre très tôt après tes études en arts graphiques, comment as-tu découvert ta passion pour l’art ?

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Elle est venu tout jeune car j’ai toujours dessiné dès mon plus jeune âge, je me suis orienté au fur et à mesure vers les études graphiques (dessins, illustration, cours d’architecture, histoire de l’art, y compris la PAO), j’ai été élevé aussi avec la bande dessinée, j’ai plutôt commencé par-là, j’ai connu Hergé avec Tintin, Jacobs (Blake et Mortimer), Lucky Luke, et par la suite la revue et l’univers de Métal Hurlant, et des dessinateurs comme Philippe Druillet(que je connais personnellement),Bilal, Caza…J’ai commencé dans l’imprimerie en m’accrochant pour trouver du travail dans le domaine, en continuant dans mes dessins et en travaillant en free-lance.

 

 

Tes styles et techniques sont très variés, en passant par l’Afrique, l’art précolombien, les comics, entre autres… comment as-tu développé ces styles, disons plutôt opposés ?

Mon orientation vers la peinture est relativement jeune, il y a 3 ans plus ou moins, toujours passionné vers le dessin et l’art précolombien, dans les années 80 je découvre la série animée « Les Mystérieuses Cités D’Or » qui m’a vraiment marqué, un jour j’ai fait une peinture sur un Tumi et puis je me suis dit pourquoi pas d’autres !!, et ensuite je me suis lancé à faire une douzaine de peintures, et c’est de là qui m’est venu l’idée de vouloir faire une exposition avec toutes ces toiles. Ma première exposition a été faite au restaurant péruvien El Picaflor (Paris 5) qui a priori avait bien plu, 2 ans plus tard, j’en ai fait une autre à la boutique El inti sur l’art précolombien.

 

Quelles sont tes techniques utilisées pour réaliser tes œuvres ? as-tu un style bien défini ou développes-tu selon tes envies et tes humeurs ?

Je pense qu’il faut grosso modo une dizaine d’années pour avoir une technique particulière, je suis encore loin de tout ça, mais j’ai pu évoluer, j’ai commencé par peindre avec de l’acrylique ce qui m’as permis de m’épanouir, ensuite je suis passé par un mélange avec de la peinture à l’huile, des encres pour verre, avec différents supports comme du liège, du kraft, du bois classique, une grande variété dans les supports et les matériaux que j’utilise, du gel céramique, parfois des effets pailletés, j’incruste des pièces, des cristaux, il y a même un tableau ou j’ai incrusté un vinyle dedans.

J’ai aussi travaillé avec des masques incrustés dans les tableaux, j’évolue constamment, je suis beaucoup moins timide à me lâcher sur le mélange des couleurs, j’aime bien tester, et selon les thèmes, j’utilise des matériaux et supports différents.

 

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Tu es très dynamique dans ta ville de Malakoff, combien d’expositions as-tu réalisé et quelles sont les futures présentations ?

J’ai commencé à exposer à Malakoff depuis l’année dernière, actuellement j’expose au restaurant « Au Cœur de l’Italie », où je commence une autre expo sur le thème vraiment italien et qui sera très variée, des travaux sur Leonard de Vinci, des vus du Colisée, de Rome, de Pise, Venise, … les tracés et les encrages sont c’est presque finit, après je prévois de la présenter d’une manière totalement différente que je te laisserai découvrir, vraiment un rapport sur la renaissance , on sera plus dans une ambiance de parchemin.

J’ai exposé également au « Lézard créatif » où tout a commencé par une toile destinée à ma fille qui voulait un Vélociraptoret j’ai décidé d’en faire un mais un peu plus grand pour cette société qui m’a demandé un partenariat, avec une pâte à modeler perlée, créée et fabriquée par cette même société et qui donne un rendu avec beaucoup de relief presque en 3D, et là j’expose tout une série de toiles à partir de cette pâte perlée.

 

Quelques œuvres d’Éric Bouvet sont exposées actuellement aux États Unis, racontes- nous un peu comment ça s’est passé cette organisation ?

IMG_0406J’expose dans le New Jersey, à Toms River, c’est dans une ville artistique se trouvant au-dessous de New York, c’est arrivé lors d’une vente d’un tableau à une personne résidant là-bas et qui a connu mes toiles via facebook et il s’est avéré que j’ai eu une autre vente d’un tableau pas longtemps après, et cette personne-là étaient aussi dans le domaine artistique et à décidé de me faire connaître aimant vraiment mon travail, en m’organisant une première expo qui s’est vraiment bien déroulée. Malheureusement je ne suis pas du voyage mais c’est géré de manière que cela puisse se faire sans moi, tout est bien organisé, les toiles ont été encadré sur place, je dois avoir une cinquantaine de travaux outre-Atlantique, si cela se passe bien il y aura certainement d’autres expos, je l’espère bien en tout cas.

 

Parles-nous de ton Projet Andin Art

C’est un peu particulier car il s’agit d’un projet qui a pour but de promouvoir l’art précolombien de l’Amérique du sud où j’ai certains contacts, il va certainement changer de forme mais

va conserver son nom, l’objectif reste le même. J’ai plutôt plusieurs projets de ce côté-là et ça concernera plus le Pérou, je prévois une exposition en 2015 avec un partenariat bien particulier que j’ai en tête.

 

Quel regard portes-tu à l’art latino-américain ?

Je suis dans une phase ou j’essaie de découvrir ce qui a été déjà fait là-bas en Amérique latine, mon axe principal reste plutôt le Pérou, peut-être qu’après j’évoluerai vers d’autres domaines mais je reste concentré sur ce pays, ce que je fais en ce moment depuis trois ans. J’essaie de peaufiner tout ce qui concerne l’art précolombien avant tout, c’est franchement une vraie passion, il ne manque plus qu’un voyage et le tour est joué !! Cela dépendra des partenaires et de tout ce je vais pouvoir bien faire, c’est l’objectif principal pour cette année 2015.

 

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Penses-tu que tes ouvres peuvent servir de modèle pour les nouvelles générations artistiques ?

Je n’ai pas cette prétention-là, je voulais me faire plaisir avant tout, mettre mon âme dans ce que je faisais, concrétiser mes passions … je dirai plutôt que j’aimerais laisser un bon souvenir aux personnes qui sont venues me voir, aux gens qui me suivent et qui apprécient mes créations…

 

Quel est ton ou tes meilleurs souvenir (s) lors de tes expositions ?

IMG_0405Celle qui me vient à l’esprit c’est lors de ma première expo au restaurant « El Picaflor » où j’étais vraiment stressé et excité, mais sur place j’ai été vraiment bien accueilli par les personnes d’origine péruvienne et les autres aussi bien évidemment car c’était ma première exposition sur la culture précolombienne.

Autre bon souvenir a eu lieu lors de mon expo à « El Inti » où il y avait énormément de monde, j’étais super content et surpris car les gens étaient persuadés que je connaissais le Pérou !!! Et je me suis dit que là, j’avais atteint mon objectif, vraiment extraordinaire ! Car je ne connais pas encore le Pérou, et les gens avaient du mal à me croire…j’étais sur un petit nuage.

Autre bon souvenir fut lors du Festival du Tibet à Vincennes, une jeune femme d’origine Tibétaine est passée voir l’expo et s’est arrêtée devant un des tableaux, et tout d’un coup elle s’est mise à pleurer, je me suis posé beaucoup des questions à ce moment-là, elle m’a expliqué qu’elle était vraiment touchée par la vue que j’avais fait de Lhassa au Tibet . Ce fut un moment intense et avec beaucoup d’émotion….un moment très fort de ma jeune carrière ….

 

Étant donné la conjoncture économique en Europe, penses-tu que l’artiste puisse vivre vraiment de son art à l’heure actuelle?

 

A moins d’être mort non(rire!), enfin oui et non, il y a plein de cas, ça dépend du type d’art, je connais des gens qui vivent vraiment de leurs réalisations, le rêve de tout artiste est de pouvoir vivre de son art sans se poser trop des questions, maintenant en France actuellement c’est très difficile, personnellement j’ai amélioré ma communication ce qui est important pour pouvoir se vendre, pour se faire connaître, pour avoir des contacts, soit en France ou l’étranger…Il y a aussi la vie de famille qu’il faut équilibrer avec nos motivations et notre emploi du temps…En France ça sature énormément dû à des contextes administratifs très lourds mais pour ma part je préfère exporter et me diriger vers l’étranger car il y a une meilleur acceptation de notre travail, un meilleur accueil, plus d’ouverture d’esprit …IMG_0403

 

Le mot de la fin Éric, en espagnol ?

 

Mon espagnol est complètement rouillé mais j’espère qu’il va y avoir une année 2015 qui se profile plutôt productive et plutôt péruvienne d’après ce que j’ai en tête, et que nous serons amenés à collaborer de nouveau avec vous, Paroles des Amériques.

J’espère également une année avec plus d’échanges culturels et artistiques…Pourquoi pas un voyage en Amérique latine ?…pourquoi pas, j’avoue que Cuzco, MachuPicchu, Lima ça ne me déplairai pas… j’espère un jour…

 

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S. Cabrejos