Résistance, fraternité, égalité, solidarité, volupté, unité… Música. Vidala, milonga, chacarera, rasguido, zamba, et tant d’autres rythmes de cœur, tant de couleurs qui nous ramènent à notre mère la terre, à nos sœurs et frères, bien au-delà de nos frontières imaginaires…

VIDALA tire son nom d’une forme musicale et poétique issue du folklore argentin, qui chante les grands espaces andins et l’intime des êtres qui les occupent, j’ai découvert le groupe il n’y a pas longtemps, malgré ceci j’ai été vraiment surpris par ses chants harmonieux et sublimes. Ces chants venant de l’Amérique du sud ont gravité tout d’abord par le contexte musical dénommé de la « nueva cancion ». Nous citons indiscutablement à Victor Jara et Violeta Parra au Chili, en passant par Mercedes Sosa et Atahualpa Yupanqui en Argentine, Silvio Rodriguez à Cuba et Daniel Viglietti en Uruguay pour ne pas citer quelque uns des représentants de cette nouvelle vague de compositeurs qui ont contribué à défendre, à travers leur musique, l’oppression dans leurs pays respectifs.

« Cantando al sol » leur nouvel album est synonyme de ces années de lutte, et donne aussi une place fondamentale à la femme dans ce processus des droits, souvent oubliés par cette société.

Vidala, se motive et s’inspire de ces chansons contestataires afin de s’approprier inéluctablement de ce message, un message d’espoir et de lutte, d’amour et de continuité.

Le fruit de cet album se traduit par des beaux arrangements musicaux très personnels, qui combinent des rythmes très divers. Le groupe est composé par 4 musiciens hors normes, Séverine Soulayres (chant, guitare, voix), Raphaèle Frey-Maibach (un mélange de sons et mélodies venus tout droits du sud, de la percussion, chœurs, voix), Christophe Jacques (guitares, chœurs, voix) et Baptiste Romano (percussions, chœurs).

Revenons à la nueva canción qui inspire « Cantando al sol », c’est toute cette génération qui a exalté le groupe, ces pensées de liberté et de poésie andine qui se mélangent à la cause sociale de l’époque. Comme je l’avais dit auparavant, tout l’album est vraiment un message de convictions mais aussi de désillusions.

Nous réitérons la place de la femme dans ce nouveau répertoire du groupe, car c’est bien à travers les yeux de ces femmes, que Vidala parcourt sa musique enchantée, loin des clichés sexistes mais surtout aux actions menées par celles qui ont joué un rôle important dans la société d’antan, dans cette révolution culturelle et aussi politique et qui ont su propager leurs interprétations et leurs voix : Violeta Parra, Chabuca Granda, Mercedes Sosa, Susana Baca, Alfonsina Storni…

Malgré les restrictions actuelles, nous espérons pouvoir nous déliter prochainement d’un concert in live de Vidala, pour l’instant vous pouvez profiter de ce nouvel album très bien travaillé. Nous vous invitons également à écouter son premier album éponyme, Vidala, qui nous apporte un brin de lueur des montagnes arides du sud du continent américain.

https://www.vidala.fr/discographie

S. Cabrejos

Remerciements: Thierry Rollet