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Sur le chemin de l’inca
Le rêve volé
Mario Turpo Choquehuanca

14 x 21 cm – 360 pages
ISBN: 978-2-30613-022-1
Prix : 20 €

Dans les Andes, malgré la brutalité de la colonisation a qui contraint les peuples autochtones à adopter un mode de vie qui n’était pas le leur, ce sont les langues indiennes, les légendes et les récits qui ont forgé l’imaginaire et la pensée des Indiens d’aujourd’hui. Les générations successives ont été bercées par cette vision du monde. C’est fort de la mémoire de leurs ancêtres, fiers de leurs racines quechuas, aymaras ou amazoniennes, que ces peuples se sont avancés vers le XXIème siècle.
L’auteur a rédigé cet ouvrage pour ouvrir le dialogue sur un sujet tabou. ‘Sur le chemin de l’Inca, un rêve volé’ est sa façon d’exprimer la force et la vitalité du peuple quechua. Il y évoque ses croyances, ses idées, l’empreinte de ses fantaisies et de ses rêves. Il a décidé de faire connaître ces Quechuas, de faire partager leurs récits traditionnels, de faire découvrir leur Histoire, et d’initier à leur mode de vie.  Il y aborde la question du racisme et de la soumission forcée dont sont victimes les Indiens des Andes, la honte de soi qui est son corolaire. Il parle de la force de la communauté et de l’assemblée, et la force politique qui en découle, bien que niée par les élites métisses.
Il est grand temps qu’un dialogue horizontal se mette en place, que le pouvoir criollo reconnaisse pleinement les peuples originaires et leurs instances légitimes de pouvoir. Grand temps aussi que l’ensemble des membres de ces peuples relève la tête, retrouve sa fierté, et que s’ouvrent de nouveaux espaces politiques auxquels les Indiens participent dignement, selon leur propre voie.
L’auteur, Mario Turpo Choquehuanca, en étroit partenariat avec sa traductrice, Bérengère Roca-Gardrat, nous plonge dans l’univers méconnu de son peuple. Il nous fait partager le quotidien de ces Quechuas qui, au fil des siècles, ont continué à dialoguer en secret avec les astres, à vivre en harmonie avec la nature et tenté de se faire respecter des latino-américains. Empreint de poésie, de suspense, et non dénué d’humour, son récit nous fait voyager dans les Andes lointaines, où la majesté des paysages n’a d’égale que la vaillance de ses habitants.

Mario Turpo Choquehuanca est né au Pérou et Quechua lui-même. Plusieurs de ses écrits, traitant de la cause indienne, ont déjà été publiés en France, tels que Las Muchachas , la double exploitation des domestiques en tant qu’indiennes et en tant que femmes au Pérou, Le Réveil occidental face au problème indien , Loin des réalités, Chroniques Quechua et Le Mythe de la Révolution en « Amérique-latine » . Il poursuit actuellement ses travaux d’écriture, et participe étroitement aux actions de l’association LA CASA ANDINA de Paris et de l’association INCA de Lognes.

Riveneuve éditions : 75 rue de Gergovie – 75014 PARIS
riveneuveeditions@orange.fr
Tél. 00 33 (0)1 45 42 23 85

www.riveneuve.com

 

« INCA  le rêve volé », comme les précédents livres de Mario Turpo Choquehuanca (voir 4ème de couverture) a d’abord été pensé en quechua (langue des Incas, actuellement parlée par plus de 10 millions de locuteurs, entre le Pérou, la Bolivie, l’Équateur et l’Argentine actuels) avant d’être écrit en espagnol pour être ensuite traduit en français. Le lecteur de ce récit doit savoir que ce livre vient d’ailleurs, et qu’il a déjà voyagé pour arriver jusque dans ses mains… qu’il vient d’Amérique du Sud, et que son auteur, né au Pérou, de langue et de culture quechua, ne se reconnaît pas comme « latino-américain » (il n’est pas le seul !).

Il s’agit d’un roman, non d’un reportage, mais cela n’empêche pas son auteur d’exprimer la vision du monde et les valeurs du peuple quechua, comme plus largement des peuples andins, en les proposant au lecteur (avec de nombreuses notes en bas de page et un glossaire à la fin du livre). Dès le début, le ton est donné, celui du conflit : ce récit n’est pas un conte de fées, ni un livre de voyage pour séduire les occidentaux, mais une chronique de la résistance, cinq fois séculaire des peuples originaires d’Amérique du Sud (ici Quechua) face aux envahisseurs espagnols et à leurs descendants (biologiques et/ou spirituels). Nous le savons, si nous voulons bien le savoir, les colonisations ont toujours été des irruptions violentes et criminelles, oppressives, dans l’espace de vie et la vie tout court des peuples soumis, et les séquelles en restent tragiquement actuelles …

Bonne lecture !

Xavier Barois

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