0 0
Read Time:6 Minute, 48 Second

Le Salar d’Uyuni et le tourisme de masse…

 

Lundi, 19h : Je suis dans le bus en direction d’Uyuni. J’avais pris mon duvet mais ils donnent une couverture, c’est chouette. Au moins, je n’aurai pas froid.

1

23h : Je prends un truc dans mon sac et m’aperçois qu’il est un peu humide. À mieux toucher, en fait, le bas du sac est trempé. Et en bas du sac, il y a l’appareil photo… Merde. Tout le sol est mouillé, quelqu’un a dû renverser sa bouteille d’eau. J’ouvre le sac, l’appareil photo est encore sec. Ouf ! Les mousses qui servent à éviter les chocs ont retenu l’eau. Malgré cela, j’enfile l’appareil dans un petit sac-poubelle que j’ai toujours sur moi en cas de forte pluie puis je mets le sac sur mes genoux. La couverture absorbera l’eau. Par contre, j’ai cinq kilos sur les jambes, ce qui n’est pas pratique pour dormir.

 

Mardi, 2h30 : J’en profite pour acheter un petit hamburger que vend une femme.
Au retour dans le bus, je mets mon sac en haut. Normalement je ne le fais jamais car il y a mon carnet de voyage, mon appareil photo, mon ordinateur et d’autres trucs dedans alors je préfère le garder entre mes jambes, où personne ne peut venir l’ouvrir.
Mais là, il pèse sur mon corps, le bus est tranquille donc je tente.
6h : Nous arrivons à Uyuni. Le chauffeur nous informe que l’on peut attendre jusqu’à 7h20 dans le bus, le temps que les agences ouvrent.
Mon voisin de siège, un local, s’en va. J’engage la conversation avec celui qui est de l’autre côté de l’allée. Thibaut est parisien, étudiant en école de commerce, et en voyage pour les vacances. Lui non plus n’a pas de tour avec une agence touristique (il y a de nombreux kilomètres à faire, un 4×4 est nécessaire…), on décide d’aller chercher ensemble tout à l’heure.
7h30 : On vient de récupérer les sacs qui étaient en soute. Les démarcheurs nous sautent dessus. On discute avec un, puis un autre et on finit par rentrer dans une agence. La personne est sympathique, les explications claires et le prix identique à tous les autres tours, soit 600 bs (65€) pour trois jours-deux nuits. Mais, les autres touristes sont trois françaises et un irlandais… Moi je préfère voyager avec des « castellanos » alors on décide d’aller voir une autre agence.
Lorsque l’on entre dans l’autre, il y a plein de monde à l’intérieur, ça parle fort – surtout en anglais – mais on décide d’écouter ce que nous propose la personne.
C’est exactement le même tour, sauf que cette fois-ci, nous serions avec quatre portugais…. Puis tout d’un coup, la personne baisse son prix et nous donne tous les avantages pour qu’on reste dans son agence. À sa manière de présenter, nous avons peur que ce soit un peu moins sérieux alors on retourne dans la première agence, où on nous avait parlé de la cuisinière et du chauffeur, de ce qui fait la différence entre chaque tour. On décide de prendre celui-ci.

Rendez-vous vers 10h pour partir à 10h30. Nous allons prendre un petit-déjeuner, et comme l’Irlandais est là, allons-y avec lui.

2

10h : Nous faisons la connaissance de nos autres partenaires de voyage, trois étudiantes en médecine à Paris 5 (je crois). Puis on part.
Il y a un vent d’enfer, comme il en fait une fois tous les dix ans nous informe le chauffeur. Effectivement, on ne voit pas à cinq mètres. C’est dommage lorsque l’on part voir des paysages…
10h50 : Nous arrivons au premier lieu, le cimetière de train. En effet, Uyuni a été un carrefour ferroviaire entre la Bolivie, l’Argentine et le Chili. Ici, transitaient personnes, minéraux et autres produits. Aujourd’hui, la plupart des lignes sont hors service mais certaines fonctionnent encore.
Il y a un vent d’enfer et il fait froid, mais c’est joli. Par beau temps, ce doit être magnifique.
Après un petit quart d’heure, on repart.

 

11h50 : Nouvel arrêt. C’est marrant, tous les 4×4 s’arrêtent aux mêmes endroits, on revoit toujours les mêmes gens. Ici, nous sommes dans un petit village, qui vit principalement du tourisme et de la récolte de sel. On en profite pour regarder l’artisanat : des petites sculptures en sel, des genres de cendriers et divers objets. Et surprise, dans l’une des maisons, dont les briques sont de gros blocs de sel, il y a d’énormes sculptures.
On prend le 4×4 pour sortir du village et entrer dans le salar exploité le plus haut du monde. À certains endroits, l’épaisseur de sel peut atteindre les six mètres.

Enfin, on repart pour aller jusqu’au premier hôtel du salar. Construite il y a de nombreuses années, cette auberge est maintenant fermée au profit de luxueux hôtels. De nouveau, séance photo.

On reprend la voiture pour une heure, ceci nous permet de discuter. On alterne espagnol, français et anglais, c’est original.

13h30 : on arrive sur l’île au centre du Salar , sorte de petit monticule recouvert de cactus et déposé sur le Salar. Pendant que nous l’escaladons, Ilda, la cuisinière, nous prépare le repas. Il y a un vent monstre, c’est dur d’avancer.
14h : Au menu, nous avons droit à une salade tomate concombre et côtelette de porc accompagnée de quinoa. C’est vraiment bon.
Puis, nous partons marcher autour de l’île pour nous abriter du vent mais il semblerait qu’il tourne et qu’on l’ait toujours sur nous. Pire au retour, il sera de face. Dur d’avancer.

A cause du vent, il n’y a pas grand-chose à faire. Nous devions aller plus loin mais le chauffeur nous dit que dans le village suivant, avec ce vent on ne pourra pas avancer. On s’arrête un peu plus tôt.
16h15 : nous sommes au refuge où nous passerons la nuit… Dommage, il est encore tôt. Par contre, c’est aussi un hôtel de sel, c’est superbe. Briques, sommier, siège… en sel. Et, au sol ? De gros-grains de sel.
Comme il est tôt nous décidons d’aller marcher un peu. Lorsque nous reviendrons, thé et café nous attendrons. Par contre, dehors il y a toujours autant de vent… Mais nous sommes courageux ou de simples touristes qui ne peuvent pas attendre que le vent se calme. C’est joli, mais il est vrai que le paysage désertique n’est pas mon préféré, très vite je trouve cela monotone et que ça manque de vie.

Nous rentrons nous réchauffer, puis restons à table jusqu’au soir à discuter puis dîner.

 

21h : le repas est fini, nous avons fait le jeu du personnage pendant une heure et en espagnol, c’était bien. Maintenant, John, l’Irlandais, Thibaut et moi décidons de regarder un film. En effet, j’ai mon ordi. On lance Dawn by Law de Jim Jarmush.

 

22h30 : l’écran devient noir… Merde, plus de batteries et j’ai oublié mon chargeur… Dommage, on n’aura pas la fin du film. N’ayant pas d’autres choix, on décide de dormir.

 

Mercredi: enfin, on y voit, le vent ne soulève plus le sable. Mais il est encore présent. Nous déjeunons puis partons. Aujourd’hui comme hier et demain, , visite des lieux pendant quinze à vingt minutes puis de nouveau une heure de route en 4×4. Les paysages sont jolis, c’est sympathique, mais je trouve qu’il y a une distance trop grande entre nous et les locaux. Rien que notre chauffeur et la cuisinière, nous avons eu beaucoup de mal à parler avec eux. Ils mangent à part, lorsqu’on leur propose un verre, ils acceptent mais ne participent pas à la discussion. Donc pour résumer, j’ai apprécié le voyage, mais les tours touristiques, finalement, j’ai du mal.

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %