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Grito de fuente

Al principio era el agua…ancash
Y la sed, se hizo verbo.
Una nube se hizo lágrima primero, después lluvia, pradera, verso.
En oasis los cuerpos erraban de una gota a otra gota,
germinando así en la humedad sus génesis los pueblos.
El mismo comienzo; el principio fue, es, será el agua.
¡Hermanas fuentes! ¡Compañeros puquios!
¡Apus nevados! ¡Ríos serpientes!
La vida se entrampa para el azul, para el verde
De sus entrañas la tierra nos pide de unirnos urgente
en algún punto cardinal o bajo el tambor del satélite
Nos quedan pocos relojes, se rebalsa en un mar las razones
Mas nuestra causa es nítida, líquida, transparente
Vamos a unirnos entonces.
Pues ráfagas de vientos infectos calcinan los hielos.
Ya miles de sombras en ambos hemisferios
denuncian el planetario cementerio.
Y claman sobre el asfalto, sobre el cemento
sedientas bocas, labios resecos.
Son legiones de pieles bramando, hambre de agua sed de justicia,
humanos derechos, respeto a la vida
Y un chorro letal en nombre del orden les cae enseguida
Supercanes de presa cual hienas voraces acechan en jauría
ensalada de palos, bombas de gas, aterrizan
Y desde el cartel o gobierno sus medios se desgañitan
Honor-democracia-progreso-mano dura-disturbio cero
Colmo en el cosmos, mueca del siglo; civilización en regreso
¿Qué dirán de nosotros los batracios,
sabios búhos, nobles árboles, el rosedal, los canguros.
¡Hermanas montañas, camaradas lagunas!
-Ruge del fondo la vertiente herida-
¿Qué le hemos hecho a las máquinas; les dimos materia, nombres, usura
Y, pese a todas las provisiones saqueadas la fuerza tirana tritura
Qué mal hemos hecho nefastas criaturas que con leyes canallas arrasan
sepultan vuestra morada, su propia cuna!
¡Complanetarios nuestros, niños y niñas pro mañanap1010473
en el principio del alma, la sed es incandescente verbo
Y la fe tenaz hecha verso ha de esparcirse exhortando cual tempestad
que no cede, que no tranza;
Para ser tormenta, tsunamis, tormento. Volvernos volcanes de voz
para ser sismo, ciclón, lucha cabal de argumentos que cura,
purifica, protege, este templo; Pachamama, nuestra casa mayor!

 

Ivan Blas Hervias

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cri de la source (traduction de Françoise Chambeu)

Au commencement, était l’eau
et la soif, se fit verbe.
Un nuage se fit larme, puis pluie, prairie, poésie.
Dans l’oasis, les corps (cheminaient, avançaient) de goutte en goutte,
les peuples germinant leur genèse dans l’humidité .
Le même commencement : le début était, est et sera l’eau

Sœurs sources, frères ruisseaux
Sommets sacrés enneigés ! Fleuves serpents!
La vie prise au piège pour le bleu, pour le vert
De ses entrailles la terre nous crie l’urgence de l’union
D’un point cardinal ou avec le tambour du satellite
il nous reste peu de temps, les raisons débordent la mer,
mais notre cause est pure, liquide, transparente
Nous allons donc nous unirOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Des rafales de vents infectés calcinent les glaces.
Déjà des milliers d’ombres dans les deux hémisphères
dénoncent la planète cimetière
et sur l’asphalte sur le ciment, clament
des bouches assoiffées, des lèvres asséchées.

Des multitudes de visages métissés hurlent : faim d’eau et soif de justice,
droits de l’homme, respect de la vie.
au nom de l’ordre, un jet mortel les asperge,
Les hommes-fauves tels des hyènes voraces traquent en meute
une mêlée de coups, des bombes lacrymogènes, atterrissent
et le cartel, le gouvernement et ses antennes s’égosillent
honneur-démocratie-progrès, main de fer- désordre zéro.

Comble dans le cosmos, grimace du siècle, civilisation-régression
Que diront de nous les batraciens
les nobles arbres, les sages hiboux,
la roseraie, les kangourous ?
Sœurs montagnes, lacs camarades ! Des profondeurs, rugit la blessure de la terre
Qu’avons-nous fait aux machines, nous leur avons donné la matière, le prestige, le profit
et malgré toutes les ressources saccagées, la force tyran triture
Quel mal avons nous fait, créatures néfastes, pour qu’avec des lois canailles vous ravagiez, ensevelissiez votre propre demeure, votre propre berceau

Chers coplanétaires, filles et garçons de l’avenir
au commencement de l’âme, la soif est verbe incandescent
et la foi tenace faite poésie doit se répandre en exhortant telle une tempête qui ne s’apaise pas, qui ne transige pas;
Pour être tempête, tsunamis, tourmente, nous transformer en volcans verbaux
pour être séisme, cyclone, lutte légitime d’arguments qui guérit,
purifie, protège, ce temple. PACHAMAMA, notre maison mère!

 

Ivan Blas Hervias

 

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