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Dans un contexte culturel assez difficile, nous avons pu échanger avec l’artiste peintre péruvien Genaro Urbina, ses œuvres, sa vie d’artiste peintre, ses projets, ses méthodes, ses inspirations…. retrouvons un peu de sa vie et les couleurs vives de ses peintures qui nous réchauffent doucement dans cette période floue et grise.

1. Comment considères-tu ton style pictural ? Personnellement, je le perçois très coloré et attrayant.                                                                                                  

Mon style, navigue entre le figuratif, l’abstrait et le surréalisme, et c’est aussi le thème indigène et la couleur qui attirent les gens.

2. Tu as apporté ton style et expérience à la décoration artistique de parcs à thème, parcs de Loisirs, des aquariums, zoos et autres…Peux-tu nous en raconter un peu plus?                                                                                                                                              

C’est vrai, que j’ai apporté mon expérience et mon savoir faire artistique pendant plus de trente ans, dans la décoration artistique monumentale dans ces parcs de loisirs et autres et sur différents supports (béton, résine, bois etc.). Et c’est important de le signaler e mentionner aussi que j’ai formé d’autres peintres dans ce métier et qui continuent à laisser leurs empreintes comme moi je l’ai fait, en parcourant ainsi l’Europe et le Monde.

3. La série des tableaux dédiés au néo-indigénisme est l’une des plus réussie de tes œuvres, comment est née cette inspiration et combien de temps as-tu travaillé dessus?                                                                                                                             

Dans ma peinture, à part les portraits et les dessins, mon œuvre picturale s’appelle « El Neoindigenismo de Urbina » avec ses séries « Perú Profundo » et « Las Meninas Peruanas de Urbina », cette inspiration est née à Paris dans une chambre de bonne du 16ème arrondissement, avec la nostalgie du pays et la musique des Andes que j’écoutais. J’ai mis plus ou moins une trentaine d’années pour y parvenir en alternant bien sûr avec la décoration artistique.

4. Dans ce temps et pour compléter la question précédente, « Las Meninas de Vélasquez » t’ont-elles apporté une source d’illumination pour les accomplir ?

Dans ma série « Las Meninas peruanas » oui ! Surtout j’ai pris les formes pyramidales de leurs habits et le nom de Meninas (doncellas, niñas) et je tiens à vous dire qu’elles sont 24 belles « chicas » qui représentent chacune des régions du Pérou.

5. Certains de tes tableaux nous font voyager dans une ambiance de couleurs et de mysticité.

C’est justement le but de vous faire voyager à travers ma peinture très colorée et mystique, car je suis originaire des Andes Péruvienne et donc j’ai dans ma palette ces couleurs si intenses, qui logiquement parviennent à se glisser dans mes tableaux, ainsi que leur mysticisme, coutumes, vêtements typiques, légendes, fêtes et autres propres caractéristiques traditionnelles.

6. Ayant participé à pas mal d’expositions en France et dans le monde, quelles sont celles qui ont le plus marqué ta vie d’artiste ?                                                                                                                                         

En fait il y a plusieurs moments qui ont marqué ma vie d’artiste :  J’ai été Invité d’Honneur  à Carrières sur Seine (France), et à l’Exposition de peinture péruvienne à Pati Llimona (Barcelone), j’ai participé à des expositions collectives comme le  « Salon des Indépendants », au « Salon Art Capital » avec « Les Artistes Français » (deux fois), une exposition personnelle avec l’ Association Peintres du Marais à Paris ( France) ainsi qu’à une participation au Salon des petits formats Brême ( Allemagne) et bien sur, au Pérou avec des expositions personnelles,  à « La Casa de la Emancipación » (Trujillo), à l’Ecole de Beaux Arts et au Mussée d’Art Contemporain à deux opportunités (Cusco) ,  à  Chavez de la Rosa (Arequipa) et à la Casa O’Higgins (Lima).

7. A un an presque du premier confinement, comment as-tu vécu ce « blocage » total de l’art et la culture en France ? 

Je dirais un peu mitigé, car j’ai quand même participé à deux expositions visuelles à Saint Maurice et à Senlis France dont deux expositions annulées, même celle du Grand Palais à cause des mesures sanitaires.

8. La vie artistique « réapprend » à vivre avec la situation sanitaire actuelle, à quelles expositions, « virtuelles » as-tu participé ou sont en cours d’installation ? 

J’ai participé à 4 expositions collectives virtuelles à la fin de l’année 2020 et une personnelle au Pérou. Ainsi que des invitations à exposer ma peinture sur le net.

9. Tu gardes indiscutablement un lien pérenne avec le Pérou, tes œuvres sont toujours exposés dans différents points du pays. 

Oui j’y expose de temps en temps et actuellement j’ai été invité par la Región La Libertad au Pérou à exposer une partie de mon œuvre « El Neoindigenismo de Urbina » à la Casa de la Identidad à Trujillo.

10. Quels sont tes projets à court terme ?         

D’exposer avec le Cercle des Artistes de Paris où j’y participe souvent le mois de mai au Parc Floral, et aussi à deux demandes pour exposer ma série « Las Meninas Peruanas de Urbina » à la Casa de la Emancipación de Trujillo et au Complexe Belém à Cajamarca Pérou.

11. Pour finir Genaro, quel message pourrais-tu donner à tous ces artistes, qui comme toi, espèrent une proche (re)ouverture des lieux culturels.

De continuer à espérer que la situation sanitaire s’améliore, en attendant il faudra tenir et poursuivre chacun son travail artistique.

Merci à tous ! et à toi Serge pour ton interview.

S. Cabrejos

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